Sunday, 13 March 2016

12.03.2016 Ekincik

Samedi 12 mars 2016

Le capitaine du “Sultanpalas” vient nous chercher à 9 h. Son bateau peut emmener 18 personnes mais nous ne sommes que nous deux. Comme nous sommes au fond de la baie, il nous faut ressortir en mer, contourner un cap, rentrer dans la rivière et la remonter (voir carte). C’est assez long et nous avons le temps d’avoir bien froid. Il fait gris et pas chaud. Tout autour,ici, c’est montagneux, mais quand nous arrivons à la rivière, c’est un autre monde. C’est un large estuaire, tout plat et où il ne pousse que des roseaux. Pour rentrer dans la rivière il faut passer une barre, un haut fond qui ferme presque complètement l’entrée. Et bien que Sultanpalas n’ait que 80 cm de tirant d’eau (de profondeur) nous touchons. Mais comme c’est du sable, ce n’est pas grave et en accélérant un peu on passe. La rivière est divisée en de nombreux bras et il faut connaitre pour choisir le bon. A 10 h 30, Akif (notre capitaine) nous débarque à un ponton sur la rive ouest de la rivière et reste au bateau pendant que nous allons voir les ruines de Caunos. Nous marchons à peu près 1 km et y arrivons. Le site a été occupé depuis l’antiquité mais ce sont les Romains qui développèrent la ville, avec bains, cirque, temple et port. Puis le port s’est ensablé et la population a été victime de malaria. Vers 1500, la ville est abandonnée. Nous regardons les ruines puis montons au château-fort perché sur une colline, de là-haut nous avons une belle vue vers la mer, l’estuaire, la ville proche de Dalyan et les ruines. Nous retournons au bateau à midi et demi et remontons un peu plus la rivière vers Dalyan. Nous passons près de tombes creusées dans la falaise. Quel mystère. Pourquoi allaient-ils enterrer leurs morts si haut dans une falaise ? La ville de Dalyan nous ramène à notre époque. Ici, le tourisme est big business, plus de trois cents bateaux promènent les touristes sur la rivière et les restaurants se comptent par dizaines. Nous allons déjeuner ensemble, Akif et nous, puis acheter des fruits au marché et commençons notre retour en bateau. Et là, nous touchons la barre encore plus, nous restons coincés sur un banc de sable. Mais en avançant et reculant Akif arrive à nous libérer, mais il faut essayer à une autre place. Heureusement qu’on n’est pas venu ici avec Maja. Nous arrivons à My Marina à 15 h, très fatigués. Akif a du miel et de l’huile d’olive à vendre, nous verrons cela demain. Repos, petite promenade, Jens insiste que cela va nous réchaufer, moi je ne suis pas si convaincue, blog et diner de thé et biscottes. 

Saturday, March 12, 2016

The captain of the "Sultanpalas" picks us up at 9 am. His boat can take 18 people but we are only the two of us. As we are at the bottom of the bay, we must go out at sea, around a cape, enter into the river and go up river (see map). It's quite long and we have time to be very cold. It is gray and cool today. All around, here, it’s mountainous, but when we get to the river, it's another world. It is a broad estuary, all flat and where only reeds grow. To go into the river one must pass a bar, a shoal which almost completely closes the entrance. And although Sultanpalas has only 80 cm draft we touch. But as it is sand, it's not so serious and by accelerating a little we manage to pass. The river is divided into many arms and one must know the place to pick up the right one. At 10:30 am, Akif (our captain) leaves us at a ponton on the west bank of the river and stays on the boat while we’ll see Caunos ruins. We walk about 1 km and get there. The site has been occupied since ancient times but it was the Romans who developed the city with baths, circus, temple and harbor. Then the harbor silted up and the population was victim of malaria. By 1500, the city was abandoned. We look at the ruins and then climb to the castle perched on a hill, from the top we have a beautiful view towards the sea, the estuary, the city deDalyan and the  ruins. We return to the boat at twelve thirty and go a little more up river towards the city of Dalyan. We pass by ancient tombs carved into the cliff. What a mystery. Why did they bury their dead so high in a cliff? Dalyan takes us back to our time, here  tourism is big business, over three hundred boats take the tourists on the river and restaurants are by the dozens. We have lunch together, Hakif and us then buy fruit at the market and start our return by boat. And here we touch the bar even more, we are stuck on a sandbar. By going forth and back Akif takes us free, but we have to try at another place. We are very happy that we didn’t take Maja here. We arrive at My Marina at 3 pm, very tired. Akif has honey and olive oil for sale, we’ll see that tomorrow. Rest and a short walk, Jens is sure it will warm us up, I'm not so convinced, then blog and dinner tonight is tea and crackers.



Avec le "Sultanpalas", nous allons de My Marina (dans la baie en haut à gauche)
en mer, entre le cap et l'ile et remontons la rivière
With "Sultanpalas", we go from My Marina (in the bay up left)
out at sea, between the cape and the island and up river


Voici le Sultanpalas qui vient nous chercher
Here comes Sultanpalas to pick us up


Les deux capitaines
The two captains


Une grotte-tunnel, on voit de l'autre côté
A cave-tunnel, we can see through it


La mer est calme
Quiet sea


On rentre dans la rivière
We enter the river


Roseaux
Reeds


Rencontre 
Encounter


Un piège à poissons avec juste une ouverture pour les bateaux
A fish trap with an opening for the boats


Nombreux bateaux de tourisme
Many boats for tourism


Ruines de Caunos
Caunos ruins


Caunos


Caunos


Caunos


Caunos


Une tortue, en montant au chateau-fort
A turtle, going up to the fort


La rivière et Dalyan
The river and Dalyan


Vallée fertile
Fertile valley


L'estuaire et la mer
The estuary and the sea


Petit bassin où vivent de nombreuses grenouilles
(qui sont très bruyantes)
Small basin where many frogs live
(and they are noisy)


Les tombes dans la falaise
The tombs in the cliff


Dalyan


Akif, Jeannette, Jens


De retout à My marina
Back to My Marina


Caunos, 12.03.2016
































Saturday, 12 March 2016

11.03.2016 Baie d’Ekincik/Ekincik bay

Vendredi 11 mars 2016

Une remarque avant de partir de la crique Kapi : en feuilletant le guide aujourd’hui, je reconnais une photo à la page 3, dans l’intoduction. L’auteur présente la façon de s’amarrer en Méditerranée, proue ou poupe au quai, et la photo est prise à Kapi, mais il ne met pas le nom ! Le nom du restaurant (Göbün), les fauteuils en rotin, le lampadaire en bois, tout y est. Coïncidence.
Belle matinée, fraiche, 10 quand on se lève. Mais quand le soleil apparait, la température monte rapidement à 20. Nous partons à 9 h 20, pas de vent, mer très calme, donc au moteur. Nous longeons la côte vers l’ouest vers Marmaris, avec un arrêt prévu en route. Nous croisons un voilier turc, peut-être va-t-il à Kapi, le propriétaire du restaurant nous a dit qu’aux week-ends, il a des visiteurs. Nous croisons aussi, et cela c’est moins drôle, un grand morceau de plastique qui flotte. Nous passons le cap Dişibilmez et rentrons dans le baie de Ekincik, une grande baie ouverte vers le sud et où le guide présente une marina qui s’appelle « My Marina », organisée par le propriétaire d’un restaurant. Mais c’est d’un autre standing que les pontons bricolés maison que l’on a vus parfois. Ici ce ne sont pas des pontons, mais des quais en dur, entourés tout autour d’une grosse corde qui sert de fender, avec bornes d’eau et d’électricité de première classe. Nous reconnaissons bien la photo, la seule différence, c’est que la marina est pleine sur le guide et complètement vide devant nos yeux, pas un seul bateau. On se met d’abord à l’extérieur du quai mais nous serons encore plus protégés à l’intérieur, donc on démenage. J’ai fait une photo du comité d’accueil … Nous allons à terre et un homme nous dit « Welcome to My Marina », on peut rester sans problème, gratuitement, mais sans service d’eau et d’électricité. Très bien pour nous, on n’en a pas besoin. Il est 14 h 40. Nous mettons les vélos à terre, le village au fond de la baie est à 3,5 km. Le grand portail d’accès à la marina est fermé mais une petite porte peut s’ouvrir de 40 cm, cela va juste pour passer les vélos. La baie se termine au fond par une jolie plage, un village et un petit port. Nous faisons quelques courses à l’épicerie et l’épicier nous annonce que nous sommes les premiers touristes de l’année 2016. En repartant, un monsieur en voiture nous interpelle. Il nous propose de nous emmener demain, en bateau, par la rivière, aux ruines de Caunos (ou Kaunos), un grand port antique qui, à cause des alluvions apportées par la rivière est maintenant à 8 km à l’intérieur des terres. Donc demain nous allons en « båttur» mais pas avec Maja.

Distance Kapi-My Marina (Ekincik): 28 MN/NM

Friday, March 11, 2016

One note before leaving Kapi Creek: flipping through the guide today, I recognize a photo on page 3, in the intoduction. The author shows how to dock in the Mediterranean, bow or stern to the dock, and the picture is taken here, in Kapi, but he doesn’t name the place! The name of the restaurant (Göbün), rattan chairs, the wooden lamp, everything is there. Coincidence.
Beautiful fresh morning, 10 when we get up. But when the sun appears, the temperature rapidly rises to 20. We leave at 9:20 am, no wind, very calm, so we are motoring. We follow the coast to the west towards Marmaris, with a scheduled stop en route. We mett a Turkish yacht, maybe he is going to Kapi, the restaurant owner told us that at weekends, he gets visitors. We meet too, and it is less funny, a large piece of plastic, floating. We pass Dişibilmez cape and trun into Ekincik bay, a large  bay open to the south and that the guide presents a marina called "My Marina", organized by the owner of a restaurant. But it is another standard than the makeshift pontoons  that we have seen sometimes. Here it is not a pontoon, but the real hard docks surrounded all around by a thick rope that serves as fenders, first class terminals with water and electricity. We recognize well the photo, the only difference is that the marina is full on the guide and completely empty before our eyes, not a single boat. First we dock on the outside of the dock but we will be more protected inside, so we move. I made a picture of the welcome committee ... We are going on land and a man says, "Welcome to My Marina", we can stay without problems, free of charge, but without water and electricity. Very well for us, we don’t need that. It is 2:40 pm. We put the bikes on land, the village at the bottom of the bay is at 3.5 km. The large gate to the marina is closed but a small door can open 40 cm, just enough to pass the bikes. The bay ends at the bottom with a nice beach, a village and a small harbour. We do some shopping at the grocery store and the grocer tells us that we are the first tourists of the year 2016. Coming home, a man driving a car calls us. He offers to take us tomorrow, by boat on the river, to the ruins of Caunos (or Kaunos), a large ancient harbour which, because of the alluvial deposits brought by the river, is now 8 km inland. So tomorrow we w'll go on a "båttur" but not with Maja.


Cette photo du guide prise à Kapi
This picture in the guide is taken in Kapi


Bye, bye Kapi


Je nettoie les semelles boueuses de mes chaussures avec un couteau
I am cleaning my shoes muddy soles with a knife


Mer bleue et montagnes enneigées
Blue sea and snowy mountains


Un voilier!
A yacht!


Nous passons le cap Disibilmez
We pass Cape Disibilmez


My Marina, photo dans le guide
My Marina, picture in the guide


My Marina


Maja, My Marina


Le comité d'accueil
Welcome committee


Maja


C'est juste pour passer les vélos
A little bit difficult to pass the bikes


Le portail
The gate


Des ruches
Beehives


My Marina dans le creux là-bas
My Marina, in the corner overthere


Le petit port est déjà à l'ombre
The small harbour is already in the shadow


La plage aussi
The beach too


Nouveau pavement dans la grand-rue
New pavement on main street


Jens vérifie la pompe qui vide le bateau
Jens is checking the pomp which empties the boat


My Marina, 11.03.2016






















Friday, 11 March 2016

10.03.2016 Crique de Kapi/Kapi creek

Jeudi 10 mars 2016

Une bonne nouvelle: les moutons sont maintenant dehors. Nous partons à 10 h et il commence à pleuvoir à 10 h 05. Le paysage est sombre, il pleut, on est sur un fjord, on se croirait en Norvège. Mais ici, la pluie ne dure pas. Nous faisons juste un saut de puce aujourd’hui, une demi-heure de navigation, nous allons à une autre petite baie, la crique de Kapi. Même genre de baie, protégée et avec un ponton appartenant à un restaurant, mais ici le restaurant est ouvert. Un jeune homme et une jeune femme nous aident à accoster. Le ponton est long et il y a plein de place, on peut se mettre en long. La baie parait beaucoup plus ordonnée et bien entretenue qu’à Tersane. Il est tôt,11 h, donc nous avons le temps de faire une promenade. Un beau chemin monte parmi les oliviers et les pins derrière le restaurant, l’herbe (courte) est verte, des moutons et des chêvres viennent nous voir, c’est idyllique. Nous passons un tout petit village, juste quelques maisons, qui a sa propre mosquée. Nous avons une belle vue d’en haut puis nous revenons déjeuner au bateau, on a marché deux heures. Nous avons de la chance, il se met à pleuvoir juste quand on arrive à Maja et il va pleuvoir une heure. 
Jens a remarqué que le niveau d’eau dans notre réservoir baisse assez vite et pourtant nous l’économisons. Il vérifie la pompe à pied de l’évier, et oui, la pompe est défectueuse. Pas de problème, il a bien sûr, une pompe de rechange, il n’y a qu’à la changer, ce qu’il fait après le déjeuner. Quand il ne pleut plus, nous repartons faire une petite promenade, voir les ruines d’une bâtisse au toit bombée qui a trois corps de bâtiment puis une baie proche. Blog, nouvelles sur internet pour Jens, puis nous allons diner au restaurant. Le patron nous avait demandé à l’avance ce qu’on voulait, poisson, mouton ou chêvre. Nous choisissons le mouton. Nous sommes les seuls clients qui dinons, mais la moitié du village est là. Il y a du feu dans la cheminée, une dame fait du pain et tout le monde regarde la télévision. Le patron nous dit que 25 personnes habitent ici, entre le restaurant et le village, mais l’été il emploie quarante personnes. Des panneaux solaires produisent  toute son électricité, et l’été la consommation est élevée, entre les frigidaires, les congélateurs, et les machines à laver linge et vaisselle. Il nous sert un repas très copieux et très bon, côtelettes d’agneau, frites, riz, salade, yaourt et pain. Nous achetons aussi un pain, nous n’en avons presque plus. Les nouvelles à la télévision ne sont guère réjouissantes, guerre, attentat, réfugiés … Mais l’ambiance change ensuite, quand commence un match de football que tout le monde suit et commente. C’est entre une équipe turque (ils ont de la réclame pour Turkish Airlines sur leur maillot) et une équipe étrangère que j'identifie assez rapidement, un joueur s’appelle Ferreira, un autre Da Souza, j’en conclus donc que c’est une équipe portugaise, et l’arbitre est français. Nous ne restons pas jusqu'à la fin du match, rentrons sur Maja et Jens allume le chauffage, il fait 12 dehors. Peu après, une clameur s’élève du restaurant, je présume que la Turquie a marqué un but. 

Distance Tersane-Kapi: 3 MN/NM
   
Thursday, March 10, 2016

Good news: the sheeps are now outside. We leave at 10 am and it starts raining at 10:05 am. The landscape is dark, it’s raining, we're on a fjord, it's like Norway. But here, the rain doesn’t  last. We make just a short hop today, half an hour navigation, we go to another small bay, Kapi Creek. Same kind of bay, protected and with a jetty owned by a restaurant, but here the restaurant is open. A young man and a young woman help us dock. The pontoon is long and there is plenty of space, we can dock along. The bay seems much more orderly and well maintained than at Tersane. It is early, 11 am, so we have time to take a walk. A beautiful path leads among the olive and pine trees behind the restaurant, the (short) grass is green, sheep and goats come to see us, it's idyllic. We pass a small village, just a few houses, which has its own mosque. We have a beautiful view from the top then we return to the boat to eat lunch, we walked two hours. We're lucky, it starts to rain just when we get to Maja and it will rain one hour. 
Jens noticed that the water level in our tank goes down fast enough and yet we are saving it. He checks the foot pump at the sink, and yes, the pump is defective. No problem, he has,of course, a spare pump, he only need to change it, which he does after lunch. When it stops raining, we take another small walk, to see the ruins of a building with a curved roof which has three “rooms” and a nearby bay. Blog, news on the internet for Jens, then we go to dine at the restaurant. The owner asked us in advance what we wanted, fish, sheep or goat. We choose the sheep. We are the only guests who dine but half the village is there. There is a fire in the fireplace, a woman is making bread and everyone is watching television. The owner tells us that 25 people live here, between the restaurant and the village, but he employs forty people in sommer. Solar panels produce all its electricity, and summer consumption is high, between refrigerators, freezers, and washing machines for both laundry and dishes. He serves us a very rich and  good meal, lamb chops, chips, rice, salad, yogurt and bread. We also buy a  bread, ours is almost finished. The television news are gloomy, war, bomb, refugees ... But then the mood changes when a football game starts that everyone follows and comments. It is between a Turkish team (they have an add for Turkish Airlines on their jerseys) and a foreign team that I identify quickly enough, a player is called Ferreira, another Da Souza, I conclude that it's a Portuguese team, and the referee is French. We don't stay for the whole game, we go back to Maja and Jens puts on the heating, it is 12 outside. Soon after, a clamor rises from the restaurant, I presume that Turkey has scored a goal.


Bye, bye Tersane


Gris, gris
Grey, grey


Maja, crique de Kapi
Maja, Kapi creek


Le soleil est revenu
The sun is back


La mosquée
The mosque


Rencontre
Encounter


C'est vert
It's green


Un arbre tout fleuri
A tree in bloom


Nous suivons un bon chemin
We are following a good path


Belle vue
Nice view


Une petite sieste
A little nap


Jens doit sortir le figidaire pour changer la pompe
Jens must pull out the fridge to change the pomp


La nouvelle pompe
The new pomp


Ruines
Ruins


Kapi. Göbün restaurant


Deux dames
Two ladies


Feu dans la cheminée
Fire in the fireplace


Les pains lèvent
The breads are rising


Tout le monde regarde la télé
Everybody is watching TV


Le pain
The bread


Les ronds noirs: nos arrêts en allant
Les ronds rouges: nos arrêts maintenant
 Black circles: our stops going south
Red circles: our stops now


Un autre arbre fleuri
Another tree in bloom


Détail: les fleurs ressemblent à des grappes de fleurs de myrtille
Detail: the flowers look like a cluster of bluberry flowers