Friday, 11 March 2016

10.03.2016 Crique de Kapi/Kapi creek

Jeudi 10 mars 2016

Une bonne nouvelle: les moutons sont maintenant dehors. Nous partons à 10 h et il commence à pleuvoir à 10 h 05. Le paysage est sombre, il pleut, on est sur un fjord, on se croirait en Norvège. Mais ici, la pluie ne dure pas. Nous faisons juste un saut de puce aujourd’hui, une demi-heure de navigation, nous allons à une autre petite baie, la crique de Kapi. Même genre de baie, protégée et avec un ponton appartenant à un restaurant, mais ici le restaurant est ouvert. Un jeune homme et une jeune femme nous aident à accoster. Le ponton est long et il y a plein de place, on peut se mettre en long. La baie parait beaucoup plus ordonnée et bien entretenue qu’à Tersane. Il est tôt,11 h, donc nous avons le temps de faire une promenade. Un beau chemin monte parmi les oliviers et les pins derrière le restaurant, l’herbe (courte) est verte, des moutons et des chêvres viennent nous voir, c’est idyllique. Nous passons un tout petit village, juste quelques maisons, qui a sa propre mosquée. Nous avons une belle vue d’en haut puis nous revenons déjeuner au bateau, on a marché deux heures. Nous avons de la chance, il se met à pleuvoir juste quand on arrive à Maja et il va pleuvoir une heure. 
Jens a remarqué que le niveau d’eau dans notre réservoir baisse assez vite et pourtant nous l’économisons. Il vérifie la pompe à pied de l’évier, et oui, la pompe est défectueuse. Pas de problème, il a bien sûr, une pompe de rechange, il n’y a qu’à la changer, ce qu’il fait après le déjeuner. Quand il ne pleut plus, nous repartons faire une petite promenade, voir les ruines d’une bâtisse au toit bombée qui a trois corps de bâtiment puis une baie proche. Blog, nouvelles sur internet pour Jens, puis nous allons diner au restaurant. Le patron nous avait demandé à l’avance ce qu’on voulait, poisson, mouton ou chêvre. Nous choisissons le mouton. Nous sommes les seuls clients qui dinons, mais la moitié du village est là. Il y a du feu dans la cheminée, une dame fait du pain et tout le monde regarde la télévision. Le patron nous dit que 25 personnes habitent ici, entre le restaurant et le village, mais l’été il emploie quarante personnes. Des panneaux solaires produisent  toute son électricité, et l’été la consommation est élevée, entre les frigidaires, les congélateurs, et les machines à laver linge et vaisselle. Il nous sert un repas très copieux et très bon, côtelettes d’agneau, frites, riz, salade, yaourt et pain. Nous achetons aussi un pain, nous n’en avons presque plus. Les nouvelles à la télévision ne sont guère réjouissantes, guerre, attentat, réfugiés … Mais l’ambiance change ensuite, quand commence un match de football que tout le monde suit et commente. C’est entre une équipe turque (ils ont de la réclame pour Turkish Airlines sur leur maillot) et une équipe étrangère que j'identifie assez rapidement, un joueur s’appelle Ferreira, un autre Da Souza, j’en conclus donc que c’est une équipe portugaise, et l’arbitre est français. Nous ne restons pas jusqu'à la fin du match, rentrons sur Maja et Jens allume le chauffage, il fait 12 dehors. Peu après, une clameur s’élève du restaurant, je présume que la Turquie a marqué un but. 

Distance Tersane-Kapi: 3 MN/NM
   
Thursday, March 10, 2016

Good news: the sheeps are now outside. We leave at 10 am and it starts raining at 10:05 am. The landscape is dark, it’s raining, we're on a fjord, it's like Norway. But here, the rain doesn’t  last. We make just a short hop today, half an hour navigation, we go to another small bay, Kapi Creek. Same kind of bay, protected and with a jetty owned by a restaurant, but here the restaurant is open. A young man and a young woman help us dock. The pontoon is long and there is plenty of space, we can dock along. The bay seems much more orderly and well maintained than at Tersane. It is early, 11 am, so we have time to take a walk. A beautiful path leads among the olive and pine trees behind the restaurant, the (short) grass is green, sheep and goats come to see us, it's idyllic. We pass a small village, just a few houses, which has its own mosque. We have a beautiful view from the top then we return to the boat to eat lunch, we walked two hours. We're lucky, it starts to rain just when we get to Maja and it will rain one hour. 
Jens noticed that the water level in our tank goes down fast enough and yet we are saving it. He checks the foot pump at the sink, and yes, the pump is defective. No problem, he has,of course, a spare pump, he only need to change it, which he does after lunch. When it stops raining, we take another small walk, to see the ruins of a building with a curved roof which has three “rooms” and a nearby bay. Blog, news on the internet for Jens, then we go to dine at the restaurant. The owner asked us in advance what we wanted, fish, sheep or goat. We choose the sheep. We are the only guests who dine but half the village is there. There is a fire in the fireplace, a woman is making bread and everyone is watching television. The owner tells us that 25 people live here, between the restaurant and the village, but he employs forty people in sommer. Solar panels produce all its electricity, and summer consumption is high, between refrigerators, freezers, and washing machines for both laundry and dishes. He serves us a very rich and  good meal, lamb chops, chips, rice, salad, yogurt and bread. We also buy a  bread, ours is almost finished. The television news are gloomy, war, bomb, refugees ... But then the mood changes when a football game starts that everyone follows and comments. It is between a Turkish team (they have an add for Turkish Airlines on their jerseys) and a foreign team that I identify quickly enough, a player is called Ferreira, another Da Souza, I conclude that it's a Portuguese team, and the referee is French. We don't stay for the whole game, we go back to Maja and Jens puts on the heating, it is 12 outside. Soon after, a clamor rises from the restaurant, I presume that Turkey has scored a goal.


Bye, bye Tersane


Gris, gris
Grey, grey


Maja, crique de Kapi
Maja, Kapi creek


Le soleil est revenu
The sun is back


La mosquée
The mosque


Rencontre
Encounter


C'est vert
It's green


Un arbre tout fleuri
A tree in bloom


Nous suivons un bon chemin
We are following a good path


Belle vue
Nice view


Une petite sieste
A little nap


Jens doit sortir le figidaire pour changer la pompe
Jens must pull out the fridge to change the pomp


La nouvelle pompe
The new pomp


Ruines
Ruins


Kapi. Göbün restaurant


Deux dames
Two ladies


Feu dans la cheminée
Fire in the fireplace


Les pains lèvent
The breads are rising


Tout le monde regarde la télé
Everybody is watching TV


Le pain
The bread


Les ronds noirs: nos arrêts en allant
Les ronds rouges: nos arrêts maintenant
 Black circles: our stops going south
Red circles: our stops now


Un autre arbre fleuri
Another tree in bloom


Détail: les fleurs ressemblent à des grappes de fleurs de myrtille
Detail: the flowers look like a cluster of bluberry flowers



































Thursday, 10 March 2016

09.03.2016 Crique de Tersane/Tersane Creek

Mercredi 9 mars 2016

La nuit a encore été mouvementée. Un violent coup de vent qui descend de la montagne, force 8 dans les claques, nous atteint sur le côté et nous pousse contre le quai. Cela dure de 2 h 30 à 3 h 15. Le voisin du gulet Maya S vient en moto voir si son bateau va bien. Ce n’est pas dangereux et Maja ne bouge pas beaucoup, mais c’est dur pour les fenders (les défenses). Heureusement on en a mis plusieurs et cela tient bien. On se rendort et la nuit est courte : on se réveille tous les deux, sans réveil, à 6 h 30. On a parlé hier soir de partir de bonne heure, le vent est souvent faible le matin et force dans la journée. L’hélicoptère nous avait dit qu’on pourrait passer demain (donc aujourd’hui) mais Jens va demander confirmation aux gardes-côtes, le poste est ouvert 24 h sur 24, mais le gars ne parle pas anglais.  Nous partons à 7 h 10 et petit-déjeunons rapidement, presqu’en sortant du port, avant que Maja ne commence à rouler. Et elle roule, encore plus qu’hier ! Les vagues font à peu près un mètre, sur le côté, donc Jens va un peu plus contre, vers l’ile, pour être à l’abri plus rapidement. Et quand nous tournons vers l’ouest, cela va beaucoup mieux et je peux faire les lits. Nous voyons par AIS qu’un navire marchand est dans la zone de tirs, donc on peut y aller aussi. Bonne traversée, F 4, trois-quart arrière. Nous repassons la grande plage et longeons les Sept Caps. Nous faisons une sieste à tour de rôle puis mangeons le lunch en route. En début d’après-midi, le vent tombe complètement et la mer devient d’huile. Jens propose alors de ne pas aller à la marina de Fethiye comme prévu mais plutôt d’aller ancrer dans la nature, c’est si calme. Nous regardons la carte et le guide et trouvons une baie bien protégée, la crique de Tersane. Ce n’est pas le même Tersane qu’à Kekova. Le mot Tersane veut dire chantier naval et indique qu’on construisait des bateaux là. Toute la région par ici est constituée d’iles, de fjords et de baies. Nous sommes assez près de Göcek. Dans de nombreuses baies, on n’a pas le droit d’ancrer pour respecter les ruines et aussi les fonds marins, mais à Tersane il y a un ponton. Nous passons entre deux iles, on dirait vraiment un fjord norvégien puis arrivons à Tersane. Surprise, on voit plusieurs voiliers au ponton. Ici aussi, un restaurateur avisé a construit un ponton et compte bien sur la visite des marins amarrés là. Nous nous y mettons, personne, et le restaurant est fermé, et semble même abandonné. Les voiliers sont vides, ils sont parqués ici pour l’hiver, c’est bien abrité et sûrement moins cher que dans une marina. Mais il y a de la vie sur l’ile : deux hommes armés de tronçonneuses coupent des buissons sur la montagne. Une ferme est active, on voit des moutons, des vaches, des chêvres et on entend des poules. De nombreuses ruines entourent la baie, d’après le guide elles datent de l’époque byzantine. La baie est jolie, mais bien abimée par du bric à brac, du fouillis et même de la poubelle un peu partout. Comme il a plu, une petite herbe verte a poussé et cette couleur verte ne va pas durer longtemps, dans deux mois tout sera grillé et sec. Nous marchons un peu et je suis heureuse de trouver une belle fleur bleue, allons voir les ruines, une vieille petite chapelle abandonnée est occupée par des pigeons. Un abri à moutons sent vraiment mauvais, pauvres bêtes. Nous dinons à l’intérieur et juste à ce moment là un bateau à moteur, turc, arrive, Jens les aide à accoster. Ils viennent de Datça et, d’après eux, ont eu des vagues de trois mètres.

Distance Kalkan-Tersane: 40 MN/NM

Wednesday, March 9, 2016

The night has been eventful again. A squall coming down from the mountain, force 8 in the gusts, reached us on the side and was pushing us against the dock. It lasted from 2:30 am to 3:15 am. The neighbor on the gulet  Maya S came on his motorbike to see if his boat was well. It was not dangerous and Maja didn't move much, but it was hard on the fenders. Fortunately we put more and it held well. We go back to sleep and the night is short, we wake up without an alarm clock at 6:30 am. We spoke last night of leaving early, the wind is often lighter in the morning and becomes stronger during the day. The helicopter had told us we could pass tomorrow (ie today) but Jens tries to get it confirmed by the coast guards, their office is open 24 hours a day. But the guy doesn’t  speak English. We leave at 7:10 am and breakfast quickly, just leaving the harbour, before Maja begins to roll. And she rolls, even more than yesterday! The waves are about one meter on the side, so Jens goes somewhat against them, to be protected by the island the sooner the better. And when we turn  west, it is much better and I can do the beds. We see by AIS a merchant ship in the fire zone, so we can go too. Good sailing, F 4, from three-quarter back. We pass the long beach and along the Seven Caps. We make a siesta  each and eat lunch under way. By early afternoon, the wind dies completely and the sea becomes flat. Jens then proposes not to go to the marina in Fethiye as planned but to go and anchor in a bay, it is so quiet. We look at the map and the guide and find a sheltered bay, Tersane creek. This is not the same as Tersane on Kekova. The word tersane means  shipyard and indicates that they built ships there. The whole area around here is made up of islands, fjords and bays. We're pretty close to Göcek. In many bays, one is not allowed to anchor to respect the ruins and the seabed but in Tersane there is a pontoon. We pass between two islands, it really looks like a Norwegian fjord and arrive at Tersane. Surprise, we see several yachts moored. Here too, a savvy restaurateur built a pontoon and is counting on the visit of mariners moored there. We get to the pontoon, nobody, and the restaurant is closed, and even seems abandoned. The yachts are empty, they are parked here for the winter, it is well sheltered and certainly cheaper than in a marina. But there is life on the island: two men armed with chainsaws cut bushes on the mountain. A farm is active, we see sheep, cows, goats and chickens. Many ruins around the bay, according to the guide they date from the Byzantine era. The bay is pretty, but quite damaged by the jumble of clutter and even trash everywhere. As it has rained, a small green grass has grown and the green will not last long, in two months everything will be brown and dry. We walk a little and I am happy to find a beautiful blue flower, we go to see the ruins, an old abandoned chapel is occupied by pigeons. A shelter for sheep smells really bad, poor things. We dine inside and just at that moment a Turkish motorboat comes in, Jens helps them dock. They come from Datça and, according to them, have had three meter waves.


Bye, bye Kalkan (bis)


Petit-déjeuner en route
Breakfast under way


Vagues
Waves


C'est plus calme, je peux faire les lits
It's quieter, I can make the beds


Les Sept Caps
The Seven Capes


Un des caps
One of the capes


Jens fait une sieste
Jens takes a nap


la mer est calme
The sea is quiet


On va rentrer dans un fjord
We are going in a fjord


Un grand oiseau de proie, un aigle?
A big bird of prey, an eagle?


Entrée de la crique de Tersane
Tersane creek entrance


Surprise, il y a plusieurs voiliers, mais ils sont vides
Surprise, there are several yachts, but they are empty


Maja


Passagers: chêvres et chevreaux
Passengers: goats and kids


Ruines
Ruins


Ruine d'une chapelle occupée par des pigeons
Chapel ruins occupied by pigeons


Ruines
Ruins


Vaches
Cows


Restaurant (fermé)
Restaurant (closed)


Lupin
Tersane, 09.03.2016
























Wednesday, 9 March 2016

08.03.2016 De retour à Kalkan/Back to Kalkan

Mardi 8 mars 2016

La météo est bonne, vent du S-E, force 3, donc nous partons à 8 h 20 vers l’ouest, vers la ville de Fethiye, 35 NM (63 km) à peu près et nous comptons mettre sept heures. En sortant de la baie de Kalkan, nous avons les vagues sur le côté et le vent dans le nez, Maja roule, mais quand on tourne plus vers l’ouest, elle se calme. Nous écoutons la météo turque et elle nous inquiète un peu : le météorologue annonce « north gale » (tempête du nord) pour plusieurs zones. Mais en écoutant mieux, on comprend qu’il dit « no gale » (pas d’avis de tempête)! Tout va bien, beau temps et nous repassons l’immense plage de sable que nous avions vue en venant puis nous nous approchons des Sept Caps. Nous voyons et entendons un hélicoptère au dessus de nous et nous entendons notre nom sur le canal 16 à la radio VHF. C’est l’hélicoptère qui nous appelle et nous annonce que nous sommes dans une zone d’essais de tirs militaires et qui nous prie de faire demi-tour ! Nous avions bien vu sur la carte plein de petits symboles rigolos ressemblants à des petites flammes. Non, en sérieux, nous savions que c’était une zone militaire, mais normalement cela ne pose pas de problèmes. En sortant de Milford Haven, les militaires anglais nous avaient demandé de nous détourner un peu, mais ici il faut carrément faire demi-tour. Bon, il faut obéir, nous tournons et roulons le foc, maintenant nous sommes contre vent et vagues, mais ça va, cela pourrait être bien pire. Il est 10 h. Nous revenons donc sur nos pas et rentrons de nouveau dans le port de Kalkan, il n’y a aucun port ou ancrage avant. Nous reprenons notre place, les hommes qui travaillent sur le Maya S viennent nous attraper nos amarres. L’un parle anglais et Jens lui raconte nos mésaventures. Bon, nous voici de nouveau à Kalkan, il est 11h 45, nous allons faire une promenade vers l’est, jolie plage et quartier chic de grandes villas. Et de là, on voit un voilier qui rentre dans le port, c’est le premier qu’on voit naviguer depuis qu’on est part de Finike. Jens se baigne à la plage mais pas moi : il a oublié mon maillot , c’est lui qui prend les affaires de bain. Rentrés au bateau, un homme vient nous parler et se présente comme le chef de port. Il nous dit que jusqu’en avril, c’est gratuit de se mettre au quai. Il nous montre qu’il a acheté du poisson à un bateau de pêche, des sortes de maquereaux et nous conseille d’aller diner au restaurant de l’ami qui l’accompagne. Ok.Lunch au bateau, et nous voyons le voilier qui repart déjà. Il est juste venu acheté un bidon de diésel. Son capitaine nous explique qu’il livre ce bateau à Mersin, un port loin à l’est d’Antalya.Petit repos puis promenade vers l’ouest sur un petit sentier bordé d’herbe bien verte, belle vue sur Kalkan. Jens travaille un peu dans le moteur, il vérifie les soupapes et moi je fais le blog, puis nous allons diner au restaurant Akdeniz. C’est vrai que c’est bon, pas cher (mais plus cher qu’à Kaş) et le dessert, une crêpe au citon et au sucre est excellent. Un vieux monsieur qui dine à une table voisine nous raconte que son fils habite en Irlande et que ses petits enfants ne parlent pas beaucoup turc mais qu’après deux mois de vacances ici, cela va beaucoup mieux. Il a visité son fils à Dublin mais trouve qu’il y faisait vraiment trop froid. J’avais oublié que c’était le jour de la femme aujourd’hui, mais à la télévision turque, dans le restaurant, on voyait le président recevoir et féliciter des femmes alors cela me l’a rappelé. Vivent les femmes!

Tuesday, March 8, 2016

The weather forecast is good, wind S-E, Force 3, so we leave at 8:20 am to the west, towards the town of Fethiye, 35 NM (63 km) approximately and we expect it will take us about seven hours. Leaving the Bay of Kalkan, we have the waves on the side and the wind in the nose, Maja is rolling, but when we turn more to the west, she becomes more quiet. We listen to the Turkish weather forecast and it worries us a little: the man says "north gale" to several areas. But listening better, we understand that what he is saying is “no gale" ! Everything goes well, good weather and we pass the long sandy beach we had seen coming and then we approach the Seven Caps. We see and hear a helicopter above us and we hear our name on Channel 16 on the VHF radio. This is the helicopter that calls us and tells us that we are in an area of ​​military firing tests and asks us to turn around, they are exercising today! We had seen on the map many funny little symbols resembling small flames. No, seriously, we knew it was a military area, but normally this does not cause problems. Leaving Milford Haven, the British military had asked us to change course, but here we must  turn back. Well, we must obey, we turn and roll the jib, now we are against wind and waves, but it’s ok, it could be much worse. It is 10 am. We retrace our steps and return again to Kalkan harbour, there is no port or anchorage before. We go back to our old place, the men working on the Maya S come and catch our moorings. One speaks English and Jens told him about our misfortune . Well, here we are again in Kalkan, it is 11:45 am, we go for a walk to the east, lovely beach and fancy large villas. And from there, we see a sailboat that is entering the harbour, this is the first one we have seen since we left Finike. Jens swims at the beach but not me: he forgot my swimsuit, it is he who takes our bathing things. Back to the boat, a man comes to speak and presents himself as the harbour master. He says that until April, it's free to dock here. He shows us that he bought fresh fish afrom a fishing boat, a kinds of mackerel and he recommends us to go to the restaurant driven by his friend who is with him. Ok.Lunch on the boat, and we see the yacht which is leaving already. They just came in Kalkan to buy a diesel can. Her captain says he is delivering this yacht to Mersin, a port far east of Antalya. Rest then walk west on a small path lined with green grass, beautiful views of Kalkan. Then Jens works a little in the engine, he is  checking the valves and I'm doing the blog, then we  dine at the Akdeniz restaurant. It's true that it's good, cheap (but more expensive than the one in Kaş) and dessert, a pancake with limon and sugar is excellent. An old gentleman who is dining at a nearby table tells us that his son lives in Ireland, and his grandchildren don’t speak much Turkish but after two months of vacation here, it is much better. He visited his son in Dublin but found that it was really too cold. I had forgotten all about Woman’s day but seing the Turquish president receiving women, it came back to me. Long live the women!


Bye, bye Kalkan


Les vagues qui font rouler Maja
The waves which make Maja roll


Tout est rangé, sinon tout tombe
Everything is stowed away, or everything will fall


La même chose
The same


D'un côté ...
On one side ...


... de l'autre
... on the other side


La baie de Kalkan (Kalkan est au fond à droite)
Là Maja (le rond) roule moins, nous sommes à l'abri des iles
Kalkan Bay (Kalkan is at the top right corner of the bay)
Here, Maja ((the circle) is not rolling so much, we are protected by the islands


Sur notre droite, la longue plage et des montagnes enneigées derrière
On our right, the long beach and snowy mountains back


L'hélicoptère
The helicopter


Nous revenons sur nos pas, la côte est maintenant à notre gauche
We turned around, the coast is now on our left


Nous revenons à Kalkan
We are back in Kalkan


Nous reprenons "notre" place
We are back in our old place


Un voilier qui rentre dans le port
A yacht is entering the harbour


Promenade
Walk


Kalkan vu de l'est
Kalkan seen from East


Jens


Jens dit que c'est moi qui ai fait ce trou dans le bord du quai ..
(voir blog du 4 novembre 2015).
Jens says that this is the hole I made in the dock ...
(see blog from November 4, 2015)


Le voilier repart déjà
The yacht is already leaving


Kalkan vu de l'ouest
Kalkan seen from West


Jens vérifie les soupapes
Jens is checking the valves


Kalkan, 08.03.2016