Wednesday, 16 July 2014

16.07.2014 Milford Haven

Pas de blog demain. Nous partons demain de bonne heure et pensons naviguer toute la journée.

A bientôt

No blog tomorrow. We are leaving to morrow morning early and we plan to sail the whole day.

See you later


15.07.2014 Milford Haven

Mardi 15 juillet 2014

Enfin un vrai jour d’été, beau et chaud. Cela fait longtemps qu’on l’attendait.
On voit un peu plus de monde sur la promenade qui longe la marina, mais ce n’est pas la grande foule. Tout le long de cette promenade, des boutiques diverses, cafés et restaurants sont installés mais ils n’ont pas l’air d’avoir beaucoup de clients.
Nous partons en vélo à 10 h 45 sous un beau soleil. Nous allons à Dale, un village à l’ouest, sur le bord de l’estuaire.  Comme hier (vers l’est) le paysage est vallonné et verdoyant, ça monte et ça descend, bien raide. Bon exercice. Nous passons devant un élevage de poules, elles ont l’air bien. De grands hangards sont ouverts et elles peuvent entrer et sortir comme elles veulent. Nous remarquons des noms imprononçables en Galois sur les pancartes. Comment prononcer un mot qui commence par cinq consonnes? Un autre nom qui semble tout droit sorti du vieux testament est “Ishmaels”. Cela fait plus hébreux que galois.
Nous nous arrêtons devant une belle vieille maison fleurie pour faire une photo. Je n’avais pas vu que le propriétaire était dans son jardin. Il me fait un signe de la main donc je lui demande si c’est OK de prendre une photo. Pas de problème, au contraire il nous invite à voir son jardin et nous offre une tasse de thé. Brian, c’est son nom, est originaire de la région mais a vécu plus de trente ans dans le Devon. Retraité, il a acheté cette maison ici. La maison a été bien entretenue mais le jardin a été laissé à l’abandon depuis plus de dix ans. Il est très grand et c’est une vraie jungle. Brian a donc entrepris de le reconquérir. Quel travail!
Pour la première fois de ma vie, dans sa cuisine, je vois un fourneau Aga. J’ai lu souvent ce nom dans des romans anglais. L’héroïne se réchauffe près du Aga, une cuisinière met un poulet à rotir dans le Aga … Brian ne s’en sert pas, mais le garde quand même.
Nous lui disons que nous allons à Dale et il nous indique un raccourci pour rentrer. Un gué, passable seulement à marée basse, permet d’éviter un grand détour autour d’un petit estuaire.
Nous le remercions et l’invitons à diner ce soir sur Maja. Un peu plus loin, nous nous cachons derrière une haie et nous nous changeons, il fait trop chaud en blue-jeans.
Cette partie de la côte est très jolie, moins de maisons sans caractère et grises qui abiment le paysage. Nous arrivons à Dale qui est un vieux nom viking qui veut dire vallée. Pas loin de Bergen une petite ville s’appelle aussi Dale. C’est joli, souriant, assez animé. Mais comme la mer se retire loin. Nous avons faim et prenons un sandwich et une glace à un petit café. Et nous commençons notre retour. Nous tournons et descendons vers Sandy Haven, là où les “stepping stones” (le gué) permettent de traverser une petite rivière. La marée est basse, c’est la bonne heure.  Ce gué nous économise plusieurs km.
Nous rentrons  à 16 h 30, un peu fatigués, nous avons fait entre 35 et 40 km. Un peu de repos, puis courses et cuisine pour Jens et blog pour moi. Gentil, mon bonhomme. Le voilier d’à côté va sortir. Je bavarde avec le vieux couple, très sympa. Ils sortent pour aller faire deux heures de voile, la soirée est si belle.
Brian arrive à 19 h 30 avec un bouquet de fleurs. Nous passons une bonne soirée ensemble et nous régalons de cotelettes d’agneau, pommes de terre nouvelles et haricots verts. Il travaillait aux douanes et son travail était de contrôler l’importation d’animaux (oiseaux, reptiles, chiens, chats, lions …) à l’aéroport d’Heathrow. Il nous raconte des anecdoques amusantes de cette période. Quand le vieux couple voisin rentre après deux heures, nous les invitons à boire un verre aussi.
Enfin une très bonne journée, beau temps, jolie balade et rencontres intéressantes avec des gens sympathiques.


Tuesday, July 15, 2014

Finally a nice summer day! We have waited a long time for it.
We see a few more people on the promenade along the marina, but it is not the big crowd. All along this promenade, various shops, cafes and restaurants are installed but they do not seem to have many customers.
We start cycling at 10:45 am under a bright sun. We go to Dale, a village to the west, on the edge of the estuary. Like yesterday (east) the landscape is hilly and green, it goes up and down, quite steep. Good exercise. We pass a chicken farm, they look happy. Large sheds are open and they can go out and come in as they want. We note unpronounceable welsh names  on the signs. How to pronounce a word that starts with five consonants? Another name that seems straight out of the Old Testament is "Ishmaels". It sounds more Hebrew than Welsh.
We stop at a beautiful old house with flowers to take a photo. I had not seen that the owner was in his garden. He smiles so I asked if it is OK to take a photo. No problem, even more he invites us to see his garden and offers us a cup of tea. Brian, that’s his name, is a native from Wals but lived over thirty years in Devon. Retired, he bought this house here. The house has been well maintained but the garden was abandoned for over ten years. It is very large and it's a real jungle. Brian has begun to work to reconquer it. What a job!
For the first time in my life, in the kitchen, I see an Aga stove. I have often read that name in English novels. Cold heroins warm themselves near the Aga, cook puts a chicken to roast in the Aga ... Brian does not use it, but keeps it.
We tell him we're going to Dale and he tells us a shortcut when we go back. The stepping stones, passable only at low tide, which avoids a long detour around a small estuary.
We thank him and invite him for dinner tonight on Maja. A little further, we hide behind a hedge and we change, it's too hot in blue jeans.
This part of the coast is very pretty, fewer houses without character and gray that damage the landscape. We arrive at Dale, which is an old Viking name meaning valley. Not far from  Bergen a small town is also called Dale. The Dale here is pretty and quite lively. But here too the sea recedes very far. We are hungry and take a sandwich and an  ice at a small café. And we begin our return. We turn and go down to Sandy Haven, where we can cross a small river on the "stepping stones". The tide is low so it is a good time to pass. This saves us several km.
We are back at Maja at 4:30 pm, a little tired, we did between 35 and 40 km today. A little rest, and then shopping and cooking for Jens and blog for me. Jens is a very good husband. The sailboat near us is going out, I chat with the old couple, they are very friendly. They go out to sail two hours, the evening is so beautiful.
Brian arrives at 7:30 pm with a bouquet of flowers. We spend a nice evening together and we eat  good lamb chops, new potatoes and green beans. He worked for Customs and his job was to control the importation of animals (birds, reptiles, dogs, cats, lions ...) at Heathrow airport. He tells us funny  episodes from this period. When the old couple on the neighbor sailboat comes back after two hours, we invite them to have a drink too.
Finally a good day, good weather, nice bike ride and interesting encounters with nice people.



Les poules heureuses
The happy chickens


Cinq consonnes
Five consonants


La belle vieill maison fleurie
The old house with many flowers


Le vieux fourneau Aga
The old stove Aga


Jens, Brian


Le jardin de Brian
Brian's garden


Il a fait un escalier et défriché un grand emplacement
He built stairs and cleared a big spot


Ca monte
It goes up


Ca descend
It goes down


Dale


Dale


Le petit café, Dale
The little café, Dale


La mer est loin, Dale
The sea is far away, Dale


St Ishmaels


Le gué, Sandy Haven
The stepping stones, Sandy haven


Le gué
The stepping stones


Le gué
The stepping stones


Une drôle de petite méduse dans le port
A strange looking jelly fish in the harbor


Jens fait pivoter Maja pour avoir du soleil dans le cockpit pour le diner
Jens makes Maja rotate to have sun in the cockpit for dinner


Brian


Nos voisins
Our neighbors















  









Tuesday, 15 July 2014

14.07.2014 Milford Haven

Lundi 14 juillet 2014

Il fait gris, il pleut par moment et on ne voit pas un chat dans la marina. Nous lisons le journal puis je fais le blog d’hier. Jens va reconnaitre la ville, Milford Haven. Il revient avec des cartes de pistes cyclables et de chemins. Nous nous reposons le matin, déjeunons et partons en vélo vers l’est en longeant l’estuaire. Nous empruntons de petites routes encaissées entre des haies. Un drapeau français, dans un jardin, attire mon regard. Je le prends en photo, mais mon idée c’était de mettre trois photos de fleurs (une bleue, une blanche et une rouge) pour marquer le 14 juillet. Donc je mets les deux.
C’est très vallonné et les routes montent et descendent raide. Nous arrivons à Neyland, un petit estuaire qui se jette dans le grand estuaire. Uune autre marina est installée là, mais bien plus “au milieu de nulle part” que la nôtre. Au moins, nous nous sommes en ville et pouvons faire des courses facilement. Nous prenons un café (Jens) et un thé (moi). A une autre table un couple de grands-parents ont avec eux leur petit- fils d’à peu près trois ans, un petit garçon très souriant. Je pense à Theo et il me manque.
Nous rentrons, nous avons fait une vingtaine de km. En passant en ville, nous allons voir le programme de cinéma, une petite sortie serait appréciée. Mais les deux films joués ce soir ne nous font pas envie, Jerseys Boys (un musical) et Grace de Monaco (qui a de mauvaises critiques). Donc, après diner, au lieu d’aller au cinéma, nous allons faire une promenade le long de l’estuaire, en ville. Le temps s’est amélioré et nous voyons une partie agréable de Milford Haven, une belle promenade fleurie le long de la côte.

Monday, July 14, 2014

It's gray, it's raining and there is nobody in the marina. We read the newspaper and then I do the blog for yesterday. Jens takes his bike to explore the city, Milford Haven. He returns with maps of bike trails and paths. We rest in the morning, have lunch and go on bike eastward along the estuary. We take small roads between hedges. A French flag, in a garden, catches my eye. I take a picture of it, but my idea was to put three pictures of flowers (one blue, one white and one red) to mark July 14. So I put both.
It is very hilly and the roads are up and down, quite steep. We reach Neyland, a small estuary that empties into the largest estuary. Another marina is installed there, but much more "in the middle of nowhere" than ours. At least we are in town and can go shopping easely. We have coffee (Jens) and tea (me). At another table a couple of grandparents have their little grandson whit them, he is about three years old, a very smiley little boy. I think of Theo and I miss him.

We ride back, we did twenty kilometers. Back in the city, we go andl see the film program, a small outing would be appreciated. But we are not impressed by both movies played tonight: Jerseys Boys (a musical) and Grace of Monaco (which has bad reviews). So after dinner, instead of going to the movies, we go for a walk along the estuary in town. The weather improved and we see a nice part of Milford Haven, a beautiful promenade with many flowers along the coast.


Milford Haven marina


C'est très verdoyant
It is lush and green


Les arbres à papillons poussent comme de la mauvaise herbe ici
Butterflies trees are growing like weeds her
Sommerfuglbusker vokser som ugress her


Pas très logique
Not very logical


Il pleut. Jens s'abrite sous un figuier
It is raining. Jens is taking shelter unde a fig tree


Neyland marina


Le long de l'estuaire
Along the estuary


Notre trace
Our trace


Un monument pour les pêcheurs
A monument for the fishermen


Vive la France!


Vive la France! (2)










Monday, 14 July 2014

12/13.07.2014 Dublin-Milford Haven

Samedi 12 Juillet /Dimanche 13 Juillet 2014 

La météo (et les courants) nous font partir à 16 h 30 cet après-midi.
C’est drôle, on parle des deux cheminées dans le journal: les détruire ou les garder.
Nous allons faire un tour en ville le matin, chacun de notre côté et nous retrouvons à 13 h à Spire, la grande aiguille sur la rue O’Connel. C’est samedi, les rues sont animées et c’est très vivant.
Nous allons déjeuner au même petit café où nous avions déjeuner en juillet 2012. Nostalgie, nostalgie. J’aime bien leur lunch de soupe et sandwich.
Nous rentrons au bateau, préparons tout et partons à 16 h 30. Dans le port, il n’y a pas de vent du tout. Jens a calculé que nous aurons le courant contre nous au début mais avec nous ensuite, puis contre nous  etc ... Cela change toutes les 6 heures. Il a bien regardé les cartes de vagues, et, non, non, il n’y a pas de vagues … Le vent sera sud-ouest au début et tournera nord ou nord-ouest en fin de soirée. Bon. Mais cela ne se passe pas tout à fait comme prévu. Il n’y a guère de vent, mais les vagues sont courtes, “méchantes” (encore) et contre nous. Elles sont toutes petites, entre 50 cm et un mètre, mais c’est assez pour nous rendre la vie difficile. Maja recommence à cabrioler comme un chameau fou et n’avance guère. On gagne peu de terrain, nous faisons 11 miles (20 km) en trois heures. Nous grignotons, le menu de ce soir était une soupe, mais cela bouge trop.
Un peu au sud, nous passons le long de deux très grands banc de sable orientés nord-sud. Ils sont bien marqués par des bouées. Nous longeons le premier à l’intérieur, entre la terre (Irlande) et le banc de sable. Mais cela nous emmène trop au sud-est, donc Jens décide de passer entre les deux bancs de sable, vers l’ouest et de se recentrer dans la mer d’Irlande. Un passage assez large le permet, au moins un mile (1800 m). Mais les courants ont du se donner rendez-vous là. C’est une vraie marmite de sorcière. Heureusement cela dure peut-être dix minutes, mais dix minutes qui paraissent longues. Je suis, bien sûr, dans mon trou, et n’en mène pas large. Le vent tourne plus tard et on peut hisser les voiles. Cela aide un peu. On change toutes les deux heures et la radio aide à passer le temps. Une station a de très belles chansons, mais c’est en Gaélic.
Nous navigons maintenant où la mer est plus profonde et cela bouge un peu moins.
Vers 3 h du matin, à la fin de mon quart, une attaque de mal de mer me prend par surprise. Jens prend la barre et je me couche un peu plus tôt que prévu. Je prends une pillule et la garde un peu. Jens me conseille d’en reprendre une, elle n’a sûrement pas eu le temps de faire de l’effet. Mais ensuite je suis comme droguée! Je crois que je ”bénéficie” de deux pillules. Je m’endors et dors trois heures, me réveille et ai bien du mal à aller aux toilettes.Je vacille, bouge très lentement, parle avec difficultés. Jens fait une tasse de thé, mais je n’ai ni faim ni soif. Je me rendors. Je passe ainsi presque tout le dimanche matin, un peu zombie. Jens refait du thé vers midi, et là cela me semble bon.
Nous arrivons au large de la grande baie de Milford Haven. Là aussi, les courants sont forts. Par fort vent d’ouest (ce que nous n’avons pas, Dieu merci), l’entrée de la baie est qualifiée de machine à laver. Nous faisons un grand détour au large du Cap Saint Ann’s head et rentrons dans la baie. Cela bouge, mais ça va. Milford Haven est très industriel, raffinerie et grands pétroliers. Dans la baie, enfin, Maja se comporte calmement. J’en profite pour hisser le pavillon de courtoisie anglais. Un peu plus au fond de la baie, une marina est accessible par une écluse. Jens appelle l’éclusier et il va ouvrir l’écluse à 18 h. Il est maintenant 17 h. Nous nous mettons donc à un ponton qui a été prévu pour cela, pour attendre l’ouverture de l’écluse. Un autre bateau attend aussi. Au moment de redémarrer, le démarreur ne marche pas. Jens va titiller quelque chose dans le moteur et, ouf, il démarre. L’écluse s’ouvre à 18 h et reste ouverte deux heures, quand la marée finit de monter et est haute. La marina (et le port) se remplissent d’eau et les portes se referment.  Milford Haven était un grand port très actif. Mais maintenant une grande partie du port est occupée par une grande marina. Des immeubles de briques assez récents ont été construits tout autour du port. Mais la première impression est de calme. Personne ne marche, personne sur les bateaux. C’est un peu mort. Mais il fait beau. Nous sommes au ponton à la marina à 18 h 30. Donc nous avons mis 26 h pour venir de Dublin, 26 h où Maja a dansé tout le temps, dans un sens (avant-arrière) ou dans l’autre (roulé de gauche à droite et inversement). Une phrase qui m’a trotté dans la tête toute cette traversée, c’est: “Mais que diable allait-elle faire dans cette galère?” (L’Avare, Molière).
On est très fatigué, Jens d’avoir barré très longtemps, moi d’avoir été “droguée” et tout les deux de ces mouvements incessants de vagues dans tous les sens. Une traversée mouvementée, au sens propre.
Diner et au lit à 22 h. Pas de finale de football pour nous. 
  
Saturday, July 12/Sunday, July 13, 2014

The weather forecast (and the current) make us leave at 4:30 pm.
It's funny, in the newspaper today, there is an article about the two big chimneys: to destroy or to keep them.
We take a ride into town in the morning each of us on our own and we meet at 1 pm at the Spire, the big needle on O'Connel street. It's Saturday, the streets are busy and the city is very much alive.
We have lunch at the same little cafe where we had lunch in July 2012. Nostalgia, nostalgia. I like their lunch of soup and sandwich.
We return to the boat, prepare everything and leave at 4:30 pm. In the harbort, there is no wind at all. Jens has calculated that we have the current against us at the beginning but then with us, then against us again and so on. The currents cahnge every 6 hours. He has watched the waves map, and no, there are no waves ... The wind is from southwest at the start and is going to turn north or northwest in the late evening. Good. But things didn’t happen quite as planned. There is little wind, but the waves are short, "wicked" (again) and against us. They are very small, between 50 cm and one meter, but it's enough to make life difficult for us. Maja begins to cavort like a crazy camel and doesn’t advance much. We gain some ground but very slowly, we do 11 miles (20 km) in 3 hours. We nibble, tonight's menu was a soup, but it is moving toomuch, no soup now.
A little south, we pass along two very large sandbar orintated north-south. They are well marked by buoys. We follow the first inside, between the land (Ireland) and the sandbar. But that takes us go too far south-east, so Jens decides to pass between the two sandbars, towards west and recenter us in the Irish Sea. A relatively wide passageway permits it, at least one mile (1800 meters) wide. But the currents are apparently meeting here. This is really a witch pot, very turbulent. Fortunately it lasts maybe ten minutes, but these ten minutes seem long. I am, of course, in my hole, and doe not like it very much (nice way to say that I hate it!). The wind turns later and we can hoist the sails. This helps a little. We changes every two hours and the radio helps pass the time. One station has beautiful songs, but everything is in Gaelic.
We now navigate where the sea is deeper and it moves a little less.
At around 3 am, at the end of my shift, an attack of seasickness takes me by surprise. Jens takes the helm and I go to bed a little earlier than expected. I take a sea-sick pill and keep it a little. Jens advises me to take another one, it certainly did not have time to work. But then I'm like drugged! I think I "benefit " from two pills. I fall asleep and sleep for three hours, wake up and find it very difficult to go to toilettes.I wobble, move very slowly, speak with difficulty. Jens make ​​a cup of tea, but I am neither hungry nor thirsty. I fall asleep again. I spend almost all Sunday morning, like a zombie. Jens makes a cup of tea again around noon, and then I can enjoy it.
We come off the large bay of Milford Haven. Again, the currents are strong. By strong westerly wind (that we do not have, thanks God), the entrance to the bay is called a washing machine. We make a wide detour off Cape Saint Ann's head and turn into the bay. It moves, but much less than before. Milford Haven is very industrial, refinery and large oil tankers. In the bay, finally, Maja behaves calmly. I raise the English courtesy flag. A little further in the bay, a marina is accessed via a lock. Jens calls the lock keeper and he will open the lock at 6 pm. It is now almost 5 pm. We therefore tie us along a pontoon that is for the waiting yachts, waiting for the opening of the lock. Another boat waits too. When we want to start, the starter does not work. Jens tickles something in the engine and it starts. The lock opens at 6 pm and remains open two hours, when the tide is almost  at its highest. The marina (and port) fill up with sea water and then the doors close. Milford Haven was a great busy port. But now much of the port is occupied by a large marina. Fairly recent buildings made of bricks were built around the port. But the first impression is the calm. Nobody is walking, we see nobody on the boats. It is a little dead. But the weather is nice. We moor at the marina at 6:30 pm. So we have spent 26 hours to come from Dublin, 26 hours where Maja danced all the time, in one direction (forward-backward) or the other (rolled left to right and back). A phrase trotted in my head this whole passage: "What the hell was she doing in that galley?" (The Miser, Molière).
We are very tired, Jens because he steared a long time, me becauseI I have been “drugged” and both of us because of these constant movements of waves in all directions. A turbulent journey, literally.
Dinner and to bed at 10 pm. No football final for us.


Manifestation pour les cinq concerts
Manifestation for the five concerts


"Notre" café
"Our" café


Poolbeg Marina: ils soulèvent "ma" machine à laver avec une grue!
(Juste pour la changer de place)
Poolbeg Marina: they are lifting "my" washing machine with a crane!
(Just to move it)


On va se croiser
We are going to cross each other


Bye, bye Dublin


Un drôle d'engin flottant
A strange floatting object


Beau clair de lune (encore)
Beautiful moonshine (again)


Le phare à l'entrée de la baie de Milford Haven
The lighthouse at the entrance of Milford Haven bay


Je hisse le pavillon de courtoisie anglais
I raise the English guest flag


Milford Haven est un port industriel
Milford Haven is an industrial harbor


Nous attendons l'ouverture de l'écluse
We are waiting for the lock to open


Milford marina


L'écluse (très grande) est ouverte
The (big) lock is open