Samedi 12 Juillet /Dimanche 13 Juillet 2014
La météo (et les courants) nous font partir à 16 h 30 cet après-midi.
C’est drôle, on parle des deux cheminées dans le journal: les détruire
ou les garder.
Nous allons faire un tour en ville le matin, chacun de notre côté et
nous retrouvons à 13 h à Spire, la grande aiguille sur la rue O’Connel. C’est
samedi, les rues sont animées et c’est très vivant.
Nous allons déjeuner au même petit café où nous avions déjeuner en
juillet 2012. Nostalgie,
nostalgie. J’aime bien leur lunch de soupe et sandwich.
Nous rentrons au bateau, préparons tout et partons à 16 h 30. Dans le port, il
n’y a pas de vent du tout. Jens a calculé que nous
aurons le courant contre nous au début mais avec nous ensuite, puis contre nous etc ... Cela change toutes les 6 heures. Il a bien
regardé les cartes de vagues, et, non, non, il n’y a pas de vagues … Le vent sera
sud-ouest au début et tournera nord ou nord-ouest en fin de soirée. Bon. Mais cela ne se passe pas tout à fait comme
prévu. Il n’y a guère de vent, mais les vagues sont courtes, “méchantes”
(encore) et contre nous. Elles sont toutes petites, entre 50 cm et un mètre,
mais c’est assez pour nous rendre la vie difficile. Maja recommence à cabrioler
comme un chameau fou et n’avance guère. On gagne peu de terrain, nous faisons
11 miles (20 km) en trois heures. Nous grignotons, le menu de ce soir était une
soupe, mais cela bouge trop.
Un peu au sud, nous passons le long de deux très grands banc de sable
orientés nord-sud. Ils sont bien marqués par des bouées. Nous longeons le
premier à l’intérieur, entre la terre (Irlande) et le banc de sable. Mais cela
nous emmène trop au sud-est, donc Jens décide de passer entre les deux bancs de
sable, vers l’ouest et de se recentrer dans la mer d’Irlande. Un passage assez large le permet, au moins un mile
(1800 m). Mais les courants ont du se donner rendez-vous là. C’est une vraie
marmite de sorcière. Heureusement cela dure peut-être dix minutes, mais dix
minutes qui paraissent longues. Je suis, bien sûr, dans mon trou, et n’en mène
pas large. Le vent tourne plus tard et on peut hisser les voiles. Cela aide un
peu. On change toutes les deux heures et la radio aide à passer le temps. Une
station a de très belles chansons, mais c’est en Gaélic.
Nous navigons
maintenant où la mer est plus profonde et cela bouge un peu moins.
Vers 3 h du
matin, à la fin de mon quart, une attaque de mal de mer me prend par surprise. Jens
prend la barre et je me couche un peu plus tôt que prévu. Je prends une pillule
et la garde un peu. Jens me conseille d’en reprendre une, elle n’a sûrement pas
eu le temps de faire de l’effet. Mais
ensuite je suis comme droguée! Je crois que je ”bénéficie” de deux pillules. Je
m’endors et dors trois heures, me réveille et ai bien du mal à aller aux
toilettes.Je vacille, bouge très lentement, parle avec difficultés. Jens fait une
tasse de thé, mais je n’ai ni faim ni soif. Je me rendors. Je passe ainsi presque tout le dimanche matin, un peu
zombie. Jens
refait du thé vers midi, et là cela me semble bon.
Nous arrivons au
large de la grande baie de Milford Haven. Là aussi, les courants sont forts. Par fort vent d’ouest (ce que nous
n’avons pas, Dieu merci), l’entrée de la baie est qualifiée de machine à laver.
Nous faisons un grand détour au large du Cap Saint Ann’s head et rentrons dans
la baie. Cela bouge, mais ça va. Milford Haven est très industriel, raffinerie
et grands pétroliers. Dans la baie, enfin, Maja se comporte calmement. J’en
profite pour hisser le pavillon de courtoisie anglais. Un peu plus au fond de
la baie, une marina est accessible par une écluse. Jens appelle l’éclusier et
il va ouvrir l’écluse à 18 h. Il est maintenant 17 h. Nous nous mettons donc à
un ponton qui a été prévu pour cela, pour attendre l’ouverture de l’écluse. Un
autre bateau attend aussi. Au moment de redémarrer, le démarreur ne marche pas.
Jens
va titiller quelque chose dans le moteur et, ouf, il démarre. L’écluse s’ouvre
à 18 h et reste ouverte deux heures, quand la marée finit de monter et est haute.
La marina (et le port) se remplissent d’eau et les portes se referment. Milford Haven était un grand port très actif.
Mais maintenant une grande partie du port est occupée par une grande marina. Des immeubles de briques assez récents ont été
construits tout autour du port. Mais la première impression est de calme.
Personne ne marche, personne sur les bateaux. C’est un peu mort. Mais il fait
beau. Nous sommes au ponton à la marina à 18 h 30. Donc nous avons mis 26 h
pour venir de Dublin, 26 h où Maja a dansé tout le temps, dans un sens
(avant-arrière) ou dans l’autre (roulé de gauche à droite et inversement). Une
phrase qui m’a trotté dans la tête toute cette traversée, c’est: “Mais que
diable allait-elle faire dans cette galère?” (L’Avare, Molière).
On est très fatigué, Jens d’avoir barré très longtemps, moi d’avoir été
“droguée” et tout les deux de ces mouvements incessants de vagues dans tous les
sens. Une traversée mouvementée, au sens propre.
Diner et au lit à 22 h. Pas de finale de football pour nous.
Saturday, July 12/Sunday, July 13, 2014
The weather forecast (and the current) make us leave at 4:30 pm.
It's funny, in the newspaper today, there is an article about the two big
chimneys: to destroy or to keep them.
We take a ride into town in the morning each of us on our own and we meet at 1 pm
at the Spire, the big needle on O'Connel street. It's Saturday, the streets are
busy and the city is very much alive.
We have lunch at the same little cafe where we had lunch in July 2012.
Nostalgia, nostalgia. I like their lunch of soup and sandwich.
We return to the boat, prepare everything and leave at 4:30 pm. In the
harbort, there is no wind at all. Jens has calculated that we have the current
against us at the beginning but then with us, then against us again and so on. The currents cahnge every 6 hours. He has watched the waves map,
and no, there are no waves ... The wind is from southwest at the start and is
going to turn north or northwest in the late evening. Good. But things didn’t
happen quite as planned. There is little wind, but the waves are short,
"wicked" (again) and against us. They are very small, between 50 cm
and one meter, but it's enough to make life difficult for us. Maja begins to
cavort like a crazy camel and doesn’t advance much. We gain some ground but
very slowly, we do 11 miles (20 km) in 3 hours. We nibble, tonight's menu was a
soup, but it is moving toomuch, no soup now.
A little south, we pass along two very large sandbar orintated north-south.
They are well marked by buoys. We follow the first inside, between the land
(Ireland) and the sandbar. But that takes us go too far south-east, so Jens
decides to pass between the two sandbars, towards west and recenter us in the
Irish Sea. A relatively wide passageway permits it, at least one mile (1800
meters) wide. But the currents are apparently meeting here. This is really a
witch pot, very turbulent. Fortunately it lasts maybe ten minutes, but these ten
minutes seem long. I am, of course, in my hole, and doe not like it very much
(nice way to say that I hate it!). The wind turns later and we can hoist the
sails. This helps a little. We changes every two hours and the radio helps pass
the time. One station has beautiful songs, but everything is in Gaelic.
We now navigate where the sea is deeper and it moves a little less.
At around 3 am, at the end of my shift, an attack of seasickness takes me
by surprise. Jens takes the helm and I go to bed a little earlier than
expected. I take a sea-sick pill and keep it a little. Jens advises me to take another
one, it certainly did not have time to work. But then I'm like drugged! I think
I "benefit " from two pills. I fall asleep and sleep for three hours,
wake up and find it very difficult to go to toilettes.I wobble, move very slowly,
speak with difficulty. Jens make a cup of tea, but I am neither hungry nor
thirsty. I fall asleep again. I spend almost all Sunday morning, like a zombie.
Jens makes a cup of tea again around noon, and then I can enjoy it.
We come off the large bay of Milford Haven. Again, the currents are
strong. By strong westerly wind (that we do not have, thanks God), the
entrance to the bay is called a washing machine. We make a wide detour off Cape
Saint Ann's head and turn into the bay. It moves, but much less than before.
Milford Haven is very industrial, refinery and large oil tankers. In the bay,
finally, Maja behaves calmly. I raise the English courtesy flag. A little
further in the bay, a marina is accessed via a lock. Jens calls the lock keeper
and he will open the lock at 6 pm. It is now almost 5 pm. We therefore tie us
along a pontoon that is for the waiting yachts, waiting for the opening of the
lock. Another boat waits too. When we want to start, the starter does not work.
Jens tickles something in the engine and it starts. The lock opens at 6 pm and
remains open two hours, when the tide is almost
at its highest. The marina (and port) fill up with sea water and then the
doors close. Milford Haven was a great busy port. But now much of the port is
occupied by a large marina. Fairly recent buildings made of bricks were built
around the port. But the first impression is the calm. Nobody is walking, we
see nobody on the boats. It is a little dead. But the weather is nice. We moor
at the marina at 6:30 pm. So we have spent 26 hours to come from Dublin, 26 hours
where Maja danced all the time, in one direction (forward-backward) or the
other (rolled left to right and back). A phrase trotted in my head this whole
passage: "What the hell was she doing in that galley?" (The Miser,
Molière).
We are very tired, Jens because he steared a long time, me becauseI I have
been “drugged” and both of us because of these constant movements of waves in
all directions. A turbulent journey,
literally.
Dinner and to bed at 10 pm. No football final for us.
Manifestation pour les cinq concerts
Manifestation for the five concerts
"Notre" café
"Our" café
Poolbeg Marina: ils soulèvent "ma" machine à laver avec une grue!
(Juste pour la changer de place)
Poolbeg Marina: they are lifting "my" washing machine with a crane!
(Just to move it)
On va se croiser
We are going to cross each other
Bye, bye Dublin
Un drôle d'engin flottant
A strange floatting object
Beau clair de lune (encore)
Beautiful moonshine (again)
Le phare à l'entrée de la baie de Milford Haven
The lighthouse at the entrance of Milford Haven bay
Je hisse le pavillon de courtoisie anglais
I raise the English guest flag
Milford Haven est un port industriel
Milford Haven is an industrial harbor
Nous attendons l'ouverture de l'écluse
We are waiting for the lock to open
Milford marina
L'écluse (très grande) est ouverte
The (big) lock is open
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