Sunday, 3 April 2016

02.04.2016 Ile d'Oinousses/Oinousses Island

Samedi 2 avril 2016

Nous allons ensemble, en vélo, faire tamponner le transit log de Maja. La fille, pas très aimable, veut une liste de l’équipage. Jens lui montre que nos deux noms sont sur le transit log et que nous sommes l’équipage. Elle accepte, toujours pas aimable, et tamponne notre transit log. En face du bureau des douanes, où nous sommes, un groupe de réfugiés est sur un quai et semble attendre un ferry. J’espère que ce sont des « before 20 » (avant le 20 mars) qui peuvent partir à Athènes, mais non, le ferry arrive, il porte le pavillon grec mais a le pavillon de courtoisie turc, donc ce sont des « after 20 » (après le 20 mars) qui sont renvoyés en Turquie. Pauvres gens. Nous allons prendre un café et j’écris une carte postale, mais nous avons oublié que la poste est fermée le samedi. Nous levons l’ancre, au sens propre, à 11 h, par un joli temps, léger vent du sud. Nous allons à la voile, d’abord foc et grand-voile, nous atteignons la vitesses de 2,5-3 nœuds, mais c’est très agréable et on a le temps. Jens roule le foc et hisse le gennaker blanc et bleu. C’est joli, mais le vent baisse encore et la vitesse descend à 0,5 nœud ! On baisse tout et on démarre le moteur. L’ile d’Oinousses (ou Inousses) est près de Chios, au nord, seul un mile nautique les sépare (1852 m). L’ile n’est pas très grande mais est renommée pour avoir produit des riches armateurs et capitaines. On voit d’ailleur en arrivant de grandes villas sur le front de mer. Le port est bien protégé par une ile au sud et deux jetées à l’est. Il est vide et on se met le long du quai qui est en travaux. Il est 14 h, nous déjeunons des restes de la pizza d’hier du restaurant, nous avions demandé un « doggy bag » puis nous allons nous promener. Le village est un mélange de grandes villas bien entretenues et de grandes villas abandonnées, je crois que 700 personnes y vivent maintenant. Dans le village, nous passons devant la boulangerie que le boulanger est en train de fermer. Il rouvre pour nous, nous achetons un pain et il nous donne en plus un petit pain en anneau couvert de graines parce que nous sommes les premiers visiteurs cette année. Cette fois, j’ai fait une photo, mais je dois préciser qu’à Chios, celui que Gunther nous avait donné était carré.  Nous montons, sortons du village et le maquis fleuri nous accueille, les cistes blanches, les cistes roses et la lavande sont partout, et en plus, cela sent bon le thym. Il n’y a pas d’arbres, sauf une petite forêt dans un creux. Nous montons jusqu’à une chapelle blanche et bleue et redescendons. Un monsieur nous parle, et nous dit qu’une grande école pour former des marins est installée sur l’ile. C’est vrai qu’on a vu des groupes de jeunes hommes, ils doivent être des étudiants de l’école. Blog puis diner au bateau, promenade le long du quai après-diner et on voit l’école maritime, tout au bout du quai.

Distance Chios-Oinousses: 9 mn/nm
Total Finike-Oinousses: 407, 2 mn/nm
   
Saturday, April 2, 2016

We go together, by bike, to have Maja’s transit log stamped. The girl, not very friendly, wants a crew list. Jens shows her that both our names are on the transit log and that we are the crew. She accepts, still not smiling, and gives us our stamped transit log. In front of the customs office, we see a group of refugees on a dock and they  seem to expect a ferry. I hope they are "before 20" (before March 20) that can go to Athens, but no, the ferry arrives, it bears the Greek flag but also the Turkish courtesy flag, so they are "after 20 "(after March 20) and are returned to Turkey. Poor people. We have coffee and I write a postcard, but we forgot that the post office is closed on Saturday. We lift the anchor, literally, at 11 am, it’s a pleasant day, with light south wind. We sail first with jib and mainsail, we reach the speed of 2.5-3 knots, but it is very nice and we have time. Then Jens rolls the jib and hoists the white and blue gennaker. It's pretty, but the wind is still falling and our speed is down to 0.5 knots! All the sails are taken down and the engine is started. The island of Oinousses (or Inousses) is near Chios, on the north, only one nautical mile separates them (1852 m). The island is not very large but is renowned for producing rich ship owners and captains. We see, arriving, large villas on the waterfront. The harbor is well protected by an island in the south and two piers east. It is empty and we go along the quay which is under construction. It is 2 pm, we have lunch of leftover pizza from the  restaurant yesterday, we asked for a "doggy bag" and then we'll walk. The village is a mix of large well maintained villas and large abandoned villas , I believe that 700 people live here now. In the village, we pass the bakery, the baker is closing his shop. He opens again for us, we buy a loaf of bread and he also gives us a ring covered in seeds because we are the first visitors this year. This time, I make a photo, but I must say that in Chios, the one that Gunther had given us was square. We walk up, leave the village and the flowered maquis welcomes us, white rockroses, pink rockroses and lavender are everywhere, and in addition, it smells of thyme. There are no trees, except a small forest in a hollow. We climb up to a white and blue chapel and go down again. A man speaks to us, and says that a big school to train sailors is situated on the island. It's true we saw groups of young men, they must be students of the school. Blog then dinner at the boat, walk along the pier after dinner and we wee the maritime school at the end of the pier.


Chios


Un parque
A park


La mosquée, datant des Turcs, est maintenant un musée
The mosque, from the Turkish period, is now a museum


Bye, bye Chios


Jens pêche, mais les poissons ne sont pas coopératifs
Jens is fishing, but the fish are not cooperating


Jeannette


Le/the gennaker


Chios à gauche et Oinousses à droite
Chios on the left and Oinousses on the right


L'il qui protège le port et ses trois chapelles
The island which protects the harbor with its three chapels


La petite sirène garde le port 
The little mermaid is guarding the harbor


Arrivée à Oinousses
Arrival at Oinousses


Maja au quai en travaux
Maja at the dock under construction


Une rue peu fréquentée
A quiet street


Une grande villa bien entretenue
A well maintained large villa


Une grande maison abandonnée
An abandoned big house


Le port protégé par l'ile
The harbor protected by the island


La chapelle
The chapel


Une petite forêt dans un creux
A small forest in a hollow


Pain typique grec
Typical Greek bread


Chios (Khios)-Oinousses (Oinoussa)


Les couleurs du maquis: blanc, rose et bleu
Maquis colors: white, pink and blue





























Saturday, 2 April 2016

01.04.2016 Chios

Vendredi 1 er avril 2016

Jens part pour arranger les papiers d’entrée en Grèce à 9 h. Je travaille au blog, aux photos, lis un peu les nouvelles sur internet. Gunther passe et nous donne une baguette de pain très fine recouverte de graines, c’est bête, je ne sais pas le nom. C’est bon. A un moment, un gros Zodiac vient se mettre perpendiculaire au quai à côté de nous. Je sors pour voir et un gars s’excuse de m’avoir réveillée, mais il est presque 11 h et je suis réveillée depuis longtemps. Il m’explique qu’il entraine les gardes-côtes grecs, il a deux élèves avec lui, il est anglophone mais ne dit pas d’où il est. Jens rentre à midi, trois heures dans le bureau ! D’abord, il y avait un problème avec les ordinateurs puis le problème de la durée de notre transit log. Jens est sûr qu’on a droit à 18 mois, mais on ne l’a eu que pour 6 mois. Mais ça va, trois mois au printemps maintenant et trois mois à l’automne. Jens décompresse (encore) puis nous fait une bonne salade grecque pour le lunch. Puis nous faisons une sieste  tous les deux, c’est rare pour moi. Nous partons en vélo vers le sud cette fois, contre le vent. Nous longeons la mer et prenons de toutes petites routes qui serpentent, montent et descendent. De nombreuses villas sont abandonnées, certaines paraissent turques. En 1822, les Grecs de Chios, qui étaient sous la dominance des Turcs, se sont révoltés et la répression a été féroce, plusieurs milliers de personnes ici, sur Chios, ont été massacrées. Mais ils ont eu leur indépendance au début du vingtième siècle. Nous arrivons à une petite station balnéaire, Karfas,  qui a une belle plage, mais il fait trop froid pour se baigner. Pour revenir nous prenons la grande route, cela roule bien surtout qu’on a le vent dans le dos. Nous avons fait 17 km en vélo. Jens porte du linge à laver et on l’aura ce soir. Blog, météo pour Jens puis diner au restaurant sur le quai juste en face de Maja. Bonne pizza et salade et le dessert est offert par la maison, gâteau aux pommes avec glace à la vanille. Nous allons ensemble chercher le linge à 20 h 20, la dame, pas jeune, parle très bien anglais, elle est Gréco-Canadienne. Elle a deviné que nous sommes sur un bateau, elle dit que nous avons des « boating cloths » (habits de bateau)! Elle nous raconte qu’elle s’est mariée avec un Grec de Chios et qu’à ce moment là elle ne savait même pas où était Chios, c’était juste un point sur la carte. Bonne météo, nous partons demain pour l’ile d’Inousses, au nord-est de Chios.

Friday, April first,  2016

Jens goes to arrange the entry papers to Greece at 9 am. I work with the blog, the pictures, read some news on the internet. Gunther comes and gives us a very thin baguette covered with seeds, it's stupid I don’t know the name. Its good. At one point, a large Zodiac comes and get perpendicular to the dock next to us. I go to see what it is and a guy in the dinghy apologizes for awaking me, but it is almost 11 am and I have been awake a long time. He explains that he is teaching the Greek coastguard, he has two students with him, he is English speaking but doesn't say where he comes from. Jens comes back at noon, three hours in the office! First, there was a problem with the computers and then problem of the length of our transit log. Jens is sure we are entitled to 18 months, but they gave us only 6 months. But it's okay, three months now in spring and three months in the fall. Jens “decompresses” (again) and makes us a good Greek salad for lunch. Then we do a nap both of us, it is not often for me. After the nap, we start cycling to the south this time, against the wind. We ride along the sea and take tiny winding roads, up and down. Many villas are abandoned, some appear to be Turkish. In 1822, Chios Greeks, who were under the dominance of the Turks, revolted and the repression was fierce, several thousand people here on Chios, were massacred. But they had their independence in the early twentieth century. We arrive at a small resort, Karfas, which has a beautiful beach, but it's too cold to swim. To come back we take the main road, it runs well and we have the wind with us. We have done 17 km by bike. Jens carries cloths to a laundry and they will be ready tonightt. Blog, weather forecast for Jens and dinner at the restaurant on the dock right in front of Maja. Good pizza and salad, and dessert is on the house, apple cake with vanilla ice cream. We go to the laundry together at 8:20 pm, the woman, not young, speaks English very well, she is Greek-Canadian. She guessed that we are on a boat, she said that we have "boating cloths" ! She tells us that she married a Greek from Chios and at that moment she didn’t even know where Chios was, it was just a dot on the map. Good weather forecast, we leave tomorrow for the island of Inousses, north-east of Chios.


Le Zodiac
The Zodiac


Une maison abandonnée
An abandoned house


Un petit port de pêche
A small fishing harbor


Aéroport de Chios
Chios airport


Ce n'est plus une petite route, c'est une piste
It's not a little road anymore, it's a track


Un cimetière à bateaux
A boats graveyard


En descendant à Karfas
Going down to Karfas


La plage à Karfas
Karfas beach


Un collègue
A colleague


Nous revenons au port de Chios
We are back at Chios harbor


Ce ferry s'appelle "Psara Glory", il doit venir de l'ile de Psara
(où nous pensons aller après Inousses)
This ferry is called "Psara Glory", it must come from Psara Island
(we are going there after Inousses)


Un glaïeul sauvage
A wild gladiolus
01.04.2016, Chios















Friday, 1 April 2016

31.03.2016 Port de Chios. Grèce/Chios harbor. Greece

Jeudi 31 mars 2016

Jens part pour arranger les papiers de sortie de Turquie à 8 h 45. On pense que cela va être long, mais, bonne surprise, tout est fait en moins d’une heure, bureau du port, immigration et douanes, ce n’était vraiment pas la peine de prendre un « agent ». Nous allons dépenser nos dernières liras et achetons du vin turc. Nous rendons la clé de la marina et récupérons la caution, 20 liras, Jens demande si on peut l’avoir en euros, mais non, quand elle est payée en liras, elle est rendue en liras. Nous prenons du diésel et partons, il est 10 h 30. Il fait très beau, force 3, mer bleue et ciel bleu, et la température remonte un peu, cela sent le printemps. Nous entendons sur la radio un échange entre les gardes-côtes turcs et grecs.  Le Turc : «  Vous êtes dans MES eaux territoriales, veuillez les quittez immédiatement » et le Grec répond « Non, c’est vous qui êtes dans les eaux territoriales grecques, c’est à vous de les quitter ». Ils se parlent en anglais, et cela dure, dure, ils se rappellent plusieurs fois. Et ils doivent coopérer pour régler le problème des émigrés … Quand nous passons la frontière, je descend le pavillon de courtoisie turc et hisse le grec. Nous allons à la voile et c’est très agréable. Nous arrivons dans le port de Chios à midi et demie. Le port est immense et me fait penser à Ermoupolis. Nous retrouvons nos habitudes de mettre l’ancre derrière et le nez sur le quai. L’ancre accroche bien et nous arrivons tout doucement au quai. Le chef du port nous accueille et dit à Jens qu’il faut mettre une ancre, il n’a pas vu qu’on l’a déjà fait. Jens paye la folle somme de 9 € pour deux nuits, cela nous parait bon après les 50 € par nuit de la dernière marina en Turquie. Ankerdram de jus d’orange et promenade en ville. La ville de Chios est animée, la circulation intense et la rue piétonne bien fréquentée. Nous prenons un sandwich, partageons une bière et fêtons notre arrivée en Grèce par un cappuccino. Nous sommes heureux d’être revenus en Europe, la situation en Turquie n’est pas bonne. Erdoğan est de plus en plus autoritaire, il divise les gens, s’appuie sur une partie de la population conservatrice, religieuse et peu éduquée. La presse est muselée et dans le sud-est, c’est une vraie guerre civile avec les Kurdes. Ceci dit, nous avons trouvé les Turcs d’une gentillesse et d’une hospitalité remarquables. Jens part à 14 h pour arranger les papiers d’entrée en Grèce. Tout se passe bien au bureau du port, à l’immigration mais ça coince aux douanes pour faire un nouveau transit log pour Maja. Le gars, qui ne parle pratiquement pas anglais, veut nous donner un transit log valable seulement un mois. Mais nous avons droit à 18 mois. Jens y reste jusqu’à 16 h 45, il y retournera demain et parlera avec un chef. Il revient et doit « décompresser » quelques minutes puis nous partons en vélo en longeant la mer vers le nord, on a vu sur le guide qu’il y avait une marina inachevée (en 2012) par là. Elle est toujours inachevée et au milieu de nulle part, on est mieux où on est. Courses et diner au bateau, côtelettes d’agneau, patates douces sautées et salade. Un gars vient voir Maja et parle avec Jens. Nous l’invitons à diner, il s’appelle Gunther, est autrichien et volontaire pour aider les réfugiés, il travaille dans une cuisine qui nourrit 1500 personnes par jours, et tout vient de donations. Très sympa et intéressant, nous passons une bonne soirée ensemble. Un truc rigolo : dans Le Monde aujourd’hui, un article dit qu’Obama est prêt à reformer le paradis fiscal de Delaware, et en Turquie la majorité des bateaux de plaisance sont enregistrés à Delaware.

Cesme-Chios: 8,4 mn/nm
Total Finike-Chios: 398,2 mn/nm

Thursday, March 31, 2016

Jens goes to arrange the exit papers for Turkey at 8:45 am and we think it will be long, but pleasant surprise, everything is done in less than one hour from the port office, immigration and customs, it was really not worth taking an "agent". We spend our last liras and buy Turkish wine. We give the key to the marina and recover the deposit, 20 liras, Jens asks if we can get it in euros, but no, when it’s paid in liras, it’s given back in liras. We take diesel and leave, it’s 10:30 am. It's very beautiful, wind force 3, blue sea and blue sky, and the temperature is rising a little, it feels like spring. We hear on the radio an exchange between Turkish and Greek coast guards. The Turk, "You're in MY territorial waters, please leave them immediately" and the Greek answers "No, it is you who are in Greek territorial waters, you must leave them." They speak English, and it lasts, it lasts, they call each other several times. And they must cooperate to solve the emigrants problem ... When we cross the border, I take down the Turkish courtesy flag and hoist the Greek one. We are sailing and it's very nice. We arrive in the harbor of Chios at half past twelve. The harbor is huge and reminds me  of Ermoupolis. We go back to have an anchor back and  the nose on the dock. The anchor hangs well and we come slowly to the dock. The harbor master welcomes us and says to Jens he must put an anchor, he hasn’t seen that we have already done it. Jens pays the “big” amount of € 9 for two nights, it seems good after the € 50 a night at the last marina in Turkey. Ankerdram of orange juice and walk into town. Chios town is lively, heavy traffic and well frequented pedestrian street. We take a sandwich, share a beer and celebrate our arrival in Greece with a cappuccino. We are pleased to be back in Europe, the situation in Turkey is not good. Erdogan is increasingly authoritarian, he divides people, relies on some of the conservative population, religious and uneducated. The press is muzzled and in the southeast, it is a real civil war with the Kurds. That said, we found the Turks very kind and hospitable. Jens goes at 2 pm to arrange the entry papers in Greece. Everything is going well at the port office and  immigration but he gets stuck in customs for a new transit log for Maja. The guy, who speaks almost no English, wants to give us a transit log only for one month. But we are entitled to 18 months. Jens remains there until 4:45 pm, he will go back tomorrow and talk with a leader. He comes back and has to "unzip" a few minutes then we start cycling along the sea to the north, we saw on the guide there was an unfinished marina (in 2012) there. It is still unfinished and in the middle of nowhere, it's better where we are. Shopping and dining in the boat, lamb chops, fried sweet potatoes and salad. A guy comes to see Maja and talks with Jens. We invite him to dinner, he is called Gunther, is Austrian and volunteer to help refugees, he is working in a kitchen that feeds 1,500 people a day, and everything comes from donations. Very friendly and intereresting and we spend a nice evening together. A funny thing: in Le Monde today, an article said that Obama is ready to reform the tax haven of Delaware, and in Turkey the majority of yachts are registered in Delaware.


Bye, bye Cesme


L'hôtel-restaurant Pacific, où nous avons diné hier soir
The hotel-restaurant Pacific, where we dinned yesterday


Bye, bye Turquie
Bye, bye Turkey


Un bateau militaire
A military ship


Turquie
Turkey


Grèce
Greece


Je hisse le pavillon de courtoisie grec
I hoist the Greek courtesy flag


Port de Chios
Chios harbor


Chios


Grand port
Huge harbor


Maja


Un perroquet grec
A Greek parrot


Une rue piétonne
A pedestrian street


Le front de mer
The sea front


Ici aussi il y a une forteresse
Here too, there is a fortress


Moulins à vent
Wind mills


Jens, Gunther


Cesme-Chios


31.03.2016, Chios



























   


Thursday, 31 March 2016

30.03.2016 Çeşme

Mercredi 30 mars 2016

Beau, calme et froid, 6,5 ⁰ ce matin. Nous partons à 9 h 25 et longeons la côte vers Çeşme. S’il y a des plages, la côte est très construite, mais heureusement, les parties plus rocheuses sont restées vierges. Nous voyons des éoliennes et des élevages de poissons, les éoliennes sont immobiles, pas assez de vent. Nous entendons à la radio un appel d’un « warship » (bateau de guerre) aux guardes-côtes turcs, c’est le seul signe que nous percevons du problème des émigrés par ici. Nous arrivons à Çeşme à 16 h 40, ici aussi un château fort garde le port. La marina est grande et chic, on commence à en avoir un peu marre de ces marinas de luxe, et chères, on a l’impression d’être dans une cage dorée. Ici, c’est le même architecte qui a conçu Port Grimaud en France qui a fait les plans de la marina et de ses environs. Petites maisons basses, « anciennes», on peut avoir son bateau en bas de sa maison, boutiques de luxe … Nous allons nous promener, voir le château et voyant des gens en sortir, nous y rentrons, mais la partie ouverte est une mosquée, nous n’y entrons pas. Nous marchons le long de la mer sur une jolie promenade et allons jusqu’au bout. Comme c’est le dernier soir en Turquie, nous avons décidé d’aller à un vrai restaurant, on passe devant des dizaines, mais c’est trop chers ou trop bruyant ou il n’y a personne, et enfin on arrive au dernier restaurant, le Pacific Hotel. Il a l’air classique, on rentre. Le serveur nous installe et demande d’où on vient, Jens répond Norvège. Quelques minutes après, une dame qui nous a entendus, vient nous saluer en norvégien, elle est d’Oslo et vient à Çeşme depuis 24 ans ! Elle est bavarde et sympathique, pour elle c’est la meilleure station balnéaire de Turquie, elle et son mari y passent plusieurs mois par an. Nous dinons très bien et le serveur propose une surprise comme dessert : de la semoule chaude à la cannelle fourrée d’une boule de glace à la vanille. Nous partageons, Jens et moi connaissions déjà ce dessert, Mehmet nous l’avait fait connaitre lors d’un voyage précédent en Turquie. Jens prend un raki et un café et moi un thé et nous sommes bien contents de notre soirée qui nous revient à 130 liras (390 kr ou 39 €). Ce restaurant a, en plus, la plus belle vue du coucher de soleil de Çeşme. Demain, Jens ira arranger tous les papiers pour sortir, un « agent » s’est déjà proposé pour « aider » », mais Jens veut essayer seul.

Distance Sigacik-Cesme: 38,2 mn/nm
Total Finike-Cesme: 389,8 mn/nm

Wednesday, March 30, 2016

Sunny, calm and cold, 6.5 ⁰ this morning. We leave at 9:25 am along the coast towards Çeşme. If there are beaches, the coast is built, but fortunately the rocky parts remain virgins. We see wind turbines and fish farms, wind turbines are stationary, not enough wind. We hear on the radio a call from a warship to the Turkish coast guards, this is the only sign that we perceive about the problem with emigrants here. We arrive in Çeşme at 4:40 pm,here too a castle guards the harbor. The marina is huge and chic, we begin to be a little tired of these luxury and expensive marinas, it’s  like being in a golden cage. Here, it’s the same architect who designed Port Grimaud in France who made the plans for the marina and its surroundings. Low “old” houses, you can have your yacht moored in front of your house, luxury shops ... We walk to see the castle and seeing a door open and people leaving it, we go there, but the open part is a mosque, we don’t go in. We walk along the sea on a nice promenade and go to the end. As this is our last night in Turkey, we decided to go to a real restaurant, we pass dozens of them , but they are too expensive or too noisy or there is nobody, and finally we arrive at the last restaurant, the Pacific Hotel. It has a classic look, we go in. The server installs us and asks where we come from, Jens says Norway. A few minutes later a lady who heard us, greets us in Norwegian, she is from Oslo and has been visiting Çeşme for 24 years! She is talkative and friendly, for her it is the best resort in Turkey, she and her husband spend several months a year here. We dine well and the server suggests a surprise as dessert: hot semolina with cinnamon, stuffed with vanilla ice cream. We share it, Jens and I already knew this dessert, Mehmet presented it to us on a previous trip in Turkey. Jens takes a raki and a coffee and I take tea and we are happy with our evening, which coats us 130 liras (390 kr or 39 €). This restaurant, in addition, has the best view of the sunset of all Çeşme. Tomorrow, Jens will arrange all the papers to leave Turkey, an "agent" has already proposed to "help"  but Jens wants to try by himself.


Bye, bye Sigacik


Jens vernit
Jens is varnishing


Jens peint
Jens is painting


Là ce n'est pas construit
Here it's not built


Eoliennes et élevage de poissons
Wind mills and fish farms


Bateau de pêche
Fishing boat


Chateau fort et mosquée
Castle and mosque
                                                                  Çeşme


Marina


Vieille mosquée
Old mosque


Le chateau, trois murs d'enceinte
The castle has three walls


Place
Square


Front de mer
Sea front


Gendarmerie


Coucher de soleil, en face l'ile de Khios (Grèce)
Sunset, in front Khios island (Greece)


Jens au restaurant
Jens in the restaurant


Sigacik-Cesme


30.03.2016, Çeşme marina